Chantier social #9 - À vifs : une performance qui explore les masculinités et les vulnérabilités noires

27 mai 2026
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À l’origine de cette épisode de chantier social, il y a une performance : À Vifs. Une création collective, issue d’un projet à la croisée du théâtre, de l’éducation populaire et des sciences sociales, présentée au Tambour, à Rennes 2. Elle s’inscrit dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. C’est une performance qui explore les masculinités et les vulnérabilités noires à partir des corporalités et des récits qui les habitent. Dans la présentation de la performance, on peut y lire que ces récits interrogent se saisir des représentations dominantes la “virilité imposée, injonction à l’invulnérabilité, et la violence fantasmée”. La scène devient alors l’espace où l’on frictionne les normes, où l’on déconstruit et où l’on se construit. Avant de commencer cette émission, il m’est important de vous situer l’endroit depuis lequel je vous parle aujourd’hui.

Je suis une femme blanche et je me situe aujourd’hui comme une passeuse de récits. Quelqu’un qui ouvre, qui relaie et qui fait circuler des paroles. Parce que le micro, à mes yeux, n’est pas un simple outil technique. C’est un outil politique. Il donne de la place, ou il en retire. Il rend audible, ou il invisibilise. Alors la question, c’est toujours : à qui on le tend, et depuis où on le tend.

Alors aujourd’hui, depuis Quartier des Ondes, nous tendons le micro aux participants de la performance “À Vifs”. On va donc prendre le temps de revenir sur la manière dont cette performance s’est construite, sur ce que ça signifie de porter son récit sur scène, en collectif, avec des pairs. Et puis, plus largement, sur ce que ces voix nous disent aujourd’hui des masculinités noires, entre injonctions, silences et tentatives de réinvention. On a donc la chance de recevoir Steeve, Modeste, Arnold et Max.

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